A ce jour, il n'y a aucun médicament sur le marché qui est capable de guérir la maladie asthmatique. Par contre, les traitements actuels donnent aux asthmatiques la possibilité de mener une vie normale sous condition que le traitement soit adapté au malade et suivi par le malade de façon régulière. Aussi, l'asthme peut disparaître spontanément.
Une association entre asthme et polypes nez et/ou des sinus est fréquente. Toutefois, une opération n'est indiquée que si les polypes provoquent une obstruction locale gênante.
Chez les enfants et les jeunes adultes, les épisodes de bronchite sont souvent accompagnés de sifflements. Pour le médecin, il peut être difficile de faire la différence entre asthme vrai et bronchite. Ce terme de bronchite asthmatiforme, souvent utilisé chez le nourrisson, ne devrait plus être utilisé chez l'adulte. En effet, à l'âge adulte il convient de ne plus rester sur un diagnostic incomplet. Bien au contraire, il faut se donner tous les moyens pour arriver au diagnostic exact des troubles respiratoires.
Des complications mécaniques liées à une augmentation des pressions intrathoraciques peuvent survenir au décours d'une crise d'asthme. Par exemple, il peut y avoir une irruption d'air dans le médiastin, aussi appelé pneumomédiastin. Ce pneumomédiastin provoque une douleur intense et un emphysème sous-cutané. Une fracture de côtes ou des pneumothorax peuvent également survenir lors des crises sévères.
C'est surtout l'évolution d'un moment à l'autre qui traduit la gravité de la crise d'asthme. Il convient de prendre tout particulièrement en compte les variations brutales de la gêne du patient, des signes objectifs (fréquence respiratoire et pouls) et du débit expiratoire de pointe. Aussi, une mauvaise réponse au traitement habituel est un signe de sévérité.
Une ponction artérielle pour analyse des gaz du sang peut provoquer une douleur – assez brève - lors de la ponction artérielle. Par contre, cette analyse des gaz du sang est particulièrement utile dans les formes sévères de l'asthme pour apprécier exactement la gravité de la crise ainsi que les variations du pH. Dans les formes plus modérées, la mesure du débit expiratoire de pointe de façon rapprochée permet d'objectiver la gêne du patient.
L'asthme étant souvent d'origine allergique, plusieurs manifestations allergiques peuvent survenir soit au décours des crises soit de façon décalée. L'urticaire est une manifestation cutanée de l'allergie et peut être associé à une crise d'asthme.
La théophylline est un vieux médicament dont le mode d'action sur l'asthme n'est pas tout à fait élucidé. Ce médicament a été supplanté en grande partie par l'administration des ß2-mimétiques et des anti-inflammatoires par voie inhalée. Un des problèmes de la théophylline est sa faible marge de sécurité entre les doses efficaces et les doses associées d'effets indésirables. Si vous avez bien supporté le médicament pendant 15 ans, il y a moins de chances que ces effets secondaires surviennent maintenant, à moins que vous preniez des médicaments qui interagissent avec la théophylline.
Les corticoïdes inhalés agissent sur l'inflammation bronchique et donc en amont des signes cliniques, y compris le bronchospasme. La prise des corticoïdes inhalés a peu d'effet sur les symptômes présents. Par contre, lorsqu'ils sont pris de façon régulière durant plusieurs semaines, les crises d'asthme deviennent moins fréquentes. Les corticoïdes permettent aussi de diminuer la dose des bronchodilatateurs. Parmi les traitements qui vous sont prescrits, vous devez faire la différence entre les traitements prescrits comme traitement de fond et ceux prescrits comme médicaments de la crise. Les corticoïdes inhalés font partie du traitement de fond.
Contrairement à une utilisation de courte durée, l'utilisation des corticoïdes au long court est associée à un certain nombre d'inconvénients. Aussi la rapidité de la guérison de la crise dépend souvent de la rapidité de l'instauration d'un traitement efficace. Si vous retardez la prise d'un traitement efficace vous serez peut-être amené à prendre une dose supérieure de corticoïdes, ce que vous auriez pu éviter.
La fumée de tabac est un irritant bronchique, particulièrement chez les sujets allergiques et surtout chez les enfants. L'inflammation induite par la fumée de tabac favorise le déclenchement et la persistance des crises. Dans ce contexte, tant la fumée active que la fumée passive doit être évité.
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