La bronchiolite est une infection virale des petites bronches, aussi appelées bronchioles. Elle produit une forte inflammation des muqueuses des conduits aériens, résultant en une obstruction des voies respiratoires.
L'infection virale peut être provoquée par plusieurs virus, le virus respiratoire syncitial étant l'agent causal le plus fréquent. L'infection se manifeste par petites épidémies en automne et au décours de l'hiver, touchant avant tout les très jeunes enfants de moins de 6 mois.
En vue d'éviter la contamination, le nourrisson doit être protégé de tout contact avec des sujets enrhumés ou grippés. Aussi, il convient de respecter des mesures simples d'hygiène, en particulier le lavage des mains avant et après les soins du nourrisson. Pour les nourrissons à haut risque – prématurés, enfants avec cardiopathie congénitale ou maladie respiratoire chronique -, parlez-en à votre médecin. Il vous proposera une série de mesures préventives spécifiques.
L'agent causal le plus fréquent de la bronchiolite est le virus respiratoire syncytial, responsable de près de 70% des cas de bronchiolite. Ce virus appartient à la famille des paramyxovirus. Il est à l'origine de la survenue de petites épidémies de bronchiolite vers la fin de l'automne et au décours de l'hiver, avec des pics aux alentours de décembre et janvier. Ce virus se propage par les voies aériennes moyennant les gouttelettes émises pendant la toux et par le contact de mains infectées. Pour cette raison, la bronchiolite est très fréquente dans les hôpitaux et les crèches.
L'immunité que l'enfant acquiert en contact avec le virus ne dure que quelques mois, ce qui explique la survenue possible de plusieurs infections au décours de la même année.
L'évolution est favorable dans la majorité des cas et les problèmes respiratoires régressent sans laisser des traces. Toutefois, chez certains nourrissons, des surinfections bactériennes peuvent être observées, se manifestant par de la fièvre élevée et prolongée, par l'apparition d'expectorations purulentes et parfois par la survenue concomitante d'une otite.
Dans de rares cas, une détresse respiratoire apparaît en raison d'un encombrement bronchique important. Elle se manifeste par une altération de l'état général du nourrisson, des changements dans le comportement de l'enfant, des signes de déshydratation et surtout aussi par des difficultés d'alimentation. Dans ces cas, une hospitalisation de nourrisson peut s'avérer utile afin de mieux pouvoir surveiller l'enfant et de mettre en œuvre de mesures de réanimation en cas de besoins.
La plupart des cas de bronchiolite sont bénins et l'évolution est favorable. Une hospitalisation s'impose dans moins de 1% des cas. Elle est indiquée en présence de signes de gravité, tels que le battement des ailes du nez, et chez les enfants à haut risque.
Les enfants à haut risque sont : les prématurés, les enfants atteints d'une cardiopathie congénitale, d'une affection pulmonaire chronique, d'une maladie neuromusculaire ou d'un déficit de l'immunité ainsi que les enfants de moins de 6 semaines.
En règle générale, la bronchiolite guérit vite, en moins de 10 jours. Mais si la bronchiolite a été sévère,le bébé risque de garder une hyperréactivité bronchique et de refaire des épisodes de bronchite sifflante ultérieurement.
Il convient d'hospitaliser l'enfant en présence des signes de gravité suivant :
L'hospitalisation constitue en général une simple mesure de précaution afin de mieux pouvoir surveiller l'enfant et de procéder à une oxygénothérapie et à une réhydratation par voie intraveineuse en cas de besoin.
Afin d'éviter une nouvelle contamination de l'enfant, il s'agit de respecter une série de règles d'hygiène simples :
Les séances de kinésithérapie visant à augmenter le flux respiratoire du nourrisson sont destinées à faire remonter les sécrétions bronchiques le plus haut possible dans l'arbre respiratoire et de faire sortir les expectorations par la bouche. La pression exercée sur la poitrine et le ventre du nourrisson en phase d'expiration permet d'amener les sécrétions au niveau de la trachée. Grâce au réflexe de la toux, les sécrétions sont ensuite évacuées dans la bouche. Il convient alors d'empêcher l'enfant d'avaler les sécrétions en l'aidant à les expectorer.
Nous contacter | Plan du site | Mentions légales
© 2007, tous droits réservés LaenneXT